La vulnérabilité est une composante importante du risque inondation, faisant le lien entre l’aléa, la nature et l’importance des enjeux exposés mais aussi les ressources disponibles pour y faire face et les impacts qui en découlent.
Par conséquent, la vulnérabilité représente un des leviers de la gestion du risque, sur lequel il est possible d’agir individuellement ou collectivement. Le syndicat, dans le cadre de son PAPI, accompagnera les personnes exposées, afin de réduire leur vulnérabilité face au risque inondation.
Diagnostics de vulnérabilité dans le bassin de l’Æygues
Dans le cadre d’un PAPI, une campagne de diagnostics peut être menée auprès des biens les plus exposés (habitations, activités économiques, bâtiments publics). La réalisation de ces diagnostics se fait uniquement sur la base de volontariat du propriétaire concerné.
L’objectif est d’offrir aux propriétaires une expertise de la vulnérabilité de leur bien face à une inondation, et préconiser des aménagements visant à réduire les impacts de celle-ci. Tout comme le diagnostic, les aménagements préconisés à la suite de ces expertises, sont réalisés uniquement selon le bon-vouloir des propriétaires.
Néanmoins, ces diagnostics représentent une étape indispensable pour pouvoir mobiliser les aides du Fonds Barnier permettant de bénéficier de subvention pour les aménagements conseillés dans ces rapports. Ainsi les propriétaires d’habitation pourront prétendre à une subvention de 80% du montant des travaux et de 20% pour une entreprise.
Ne pas attendre d’être sinistré pour agir : ANTICIPER !
Il existe tout un panel d’aménagements réalisables, plus ou moins lourds financièrement, afin de réduire la vulnérabilité de son bien. Néanmoins, chaque cas est spécifique, puisqu’un riverain de l’Æygues à Orange ne fera pas face au même aléa qu’un habitant de Sainte-Jalle. Il est donc important de réaliser les aménagements adéquats à son bâti, sa vulnérabilité et le risque auquel il fait réellement face.
Voici quelques exemples d’aménagements ayant pour but de réduire la vulnérabilité de son bien :
L’installation de batardeaux
Aménagement léger et temporaire, les batardeaux assurent l’étanchéité des ouvrants de la maison, pour des niveaux d’eau inférieurs à 1 mètre. Les batardeaux ne peuvent pas dépasser cette hauteur pour deux raisons :
En cas de consignes d’évacuation, les habitants et les secours doivent pouvoir l’enjamber ;
L’équilibre des forces exercées par l’eau lors d’une crue pourrait causer des dommages sur la structure du bien.
L’efficacité des sacs de sable peut être relative suivant leur emploi, surtout pour des crues rapides telles que celles de l’Æygues.
Batardeau individuel
La construction d’un étage refuge
(si maison de plain-pied)
C’est un aménagement lourd, d’un point de vue technique et financier. Mais cela permet d’aménager une pièce hors d’eau où se réfugier et d’entreposer des biens de valeurs, des copies de papiers importants…
Exemple d’aménagement d’une pièce refuge (photo : SMEA)
La mise en place de clapets anti-retours
Présentant un coût plutôt variable, ce dispositif permet d’empêcher toute remontée d’eau depuis les canalisations d’eaux pluviales et d’eaux usées. Cet aménagement peut être intéressant pour les bâtiments qui subissent des inondations principalement dans les caves.
Pour avoir davantage d’informations sur le sujet ainsi que des renseignements sur tous les aménagements réalisables, n’hésitez pas à consulter le site gouvernemental Georisques et plus particulièrement la page réduire la vulnérabilité de ma maison.

